Cyrille, le charme du discret

9 juin 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Cyrille Martin © Stéphane LouisC’est à l’école de musique du canton de Lapoutroie à Labaroche que Cyrille commence, petit garçon, le piano classique avec Madame Pépin. L’adolescent poursuit la pratique de son instrument dans une école de Colmar et n’est pas sans ignorer le pouvoir de séduction que peut susciter le simple fait d’être un pianiste, romantique qui plus est.

Les choses sérieuses ont peut-être commencé aux Etats-Unis où le jeune homme de 18 ans, qui y fait ses études, rencontre un allemand, excellent guitariste, et un professeur qui lui prête une guitare. A son retour, au cours d’une formation BAFA, il apprécie d’accompagner à la guitare les chansons de la veillée. Il s’achète sa première guitare folk et si son cœur balance encore un peu entre la musique et le tennis, les premières opportunités de jouer en groupe vont naturellement incliner son choix. «  Fred et Guillaume sont venus me trouver à mon retour des Etats-Unis, ils m’ont proposé de jouer avec eux, j’avais l’impression de passer un entretien d’embauche, c’était hyper sérieux ! Mon père m’avait acheté un clavier, j’avais commencé à faire plein d’arrangements de musique pop. J’ai apporté au groupe une deuxième guitare folk avec les trois accords que je connaissais à l’époque. »

Au sein de Catharsis, les compères composent leurs premiers titres : Illusion, un must du genre, et The least I could be, « le triomphe ! » s’amuse l’intéressé.

C’est la grande époque de Radiohead, Muse et Placebo. « A 20 ans, tu joues parce que tu veux devenir une rockstar ! » Avec Headlight, Cyrille prend de l’ampleur en tant que guitariste, « mais toujours dans des accompagnements, je ne me suis jamais senti une âme de soliste. » Pour May, emmené au chant par Magali, il compose la plupart des musiques. « Je comprends maintenant la place de Fred aujourd’hui. Les musiques, je les avais dans la tête, je devais diriger le guitariste, le bassiste et le batteur. On apparaît certainement comme un despote à ce moment-là ! »

Après une parenthèse de quelques années durant laquelle online casino le jeune prof d’anglais qu’il est devenu fonde une famille, le grand retour à la musique se fait –heureusement pour nous- avec Grand March en 2011 et cette fois-ci, à la basse ! « J’avais envie d’un autre format, moins compliqué qu’avant, quand j’étais guitariste, avec ma dizaine de pédales au pied et une pression technique pendant les concerts. Je voulais surtout vivre plus simplement la musique et les live. »

Encore peu convaincu par les chansons de Grand March, l’ami se laisse volontiers emmener dans les nouvelles compositions qui succèdent au premier EP Novels. « Au départ, je ne me reconnaissais pas vraiment dans ce que vous faisiez, j’étais d’abord pigiste pour GM ! Aujourd’hui, j’y prends part un peu plus mais c’est avant tout votre musique. Vous apportez les compos, j’essaie de faire du mieux que je peux en me laissant diriger par Fred qui a aussi ses idées. Il y a parfois des contributions plus consistantes, comme Sister beware. Je l’ai relancée le jour où j’ai apporté un ukulélé, ce n’était pas grand-chose mais ça a fait exister cette chanson finalement. »

S’il ne rêve plus aujourd’hui de conquérir le monde comme à l’époque des répètes dans la cave de Fred à Lembach, il chante volontiers sur scène avec moi. « Je n’ai pas une voix de chanteur, je le regrette, mais ça me fait plaisir de pouvoir chanter. Au début, je pensais que vous étiez un peu fous de me confier un micro mais ça fonctionne ! »

Son projet perso serait de travailler à nouveau avec Magali en composant des chansons piano-voix joliment arrangées. Blown est la première à avoir vu le jour. Vivement la suite…


Les langages partagés de Julien Tarride

18 mars 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Grand March - Live @ Grillen - Octobre 2012Comme il y a beaucoup de choses à raconter sur Julien, on ira à l’essentiel. Et on ne dira pas qu’il commence le piano à 5 ans, qu’il passe par le conservatoire de Lyon en piano jazz à 16 ans et en composition électroacoustique à 18, qu’il fait, en même temps que son cursus musical, l’école des Beaux-arts et que le jeune garçon, alors échevelé, effectue, à la fin de son parcours, un post diplôme au Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy à Tourcoing. On ne dira pas non plus que depuis le début des années 2000, il compose les fragments d’un opéra pensé comme une œuvre d’art total, « Je chante le corps électrique », qui donne vie aux machines en 14 fragments dont les 11 premiers sont déjà créés. Il y cherche la corrélation de l’image et du son. L’écoute et le toucher ont notamment donné une pièce qui met en scène un siège idéal avec des enceintes à l’intérieur sur lequel prend place un auditeur. « C’est une captation de tout le corps, on écoute avec ses cheveux, ses poumons, ses os, ce qui permet de faire une pièce qui gratte le cou par exemple ! »

Alors qu’est-ce que Grand March est allé chercher chez ce talentueux compositeur et scénographe, qui travaille avec les chorégraphes Andonis Foniadakis, Davy Brun et Benjamin Millepied (oui, vous avez bien lu !), qui malaxe les sons jusqu’à plus soif, qui questionne tous les langages issus des nouvelles technologies et les met en scène, qui convoque tour à tour ou en même temps, la vidéo, le son, et online casino finalement tous les sens ?
On est tombé, par chance, sur un garçon ouvert, capable de passer de ses compositions de musique acousmatique à une petite ballade piano-voix juste pour le plaisir de faire de la musique. Le musicien a l’habitude de la création partagée. « Pour un chorégraphe, je ne fais pas que de la musique. Je la mets en scène et je travaille toujours avec les lumières, les costumiers et avec le chorégraphe pour que se rencontrent un travail technique très précis et une forme d’abstraction absolue qui est celle de la musique. »

On se demande alors ce qu’écoute Julien pour se détendre. « Quand je compose, je n’écoute pas. On copie beaucoup, c’est très dangereux. Si j’écoute quelque chose, je vais avoir tendance à penser trop à la structure et aux sons. » Et dans son walkman, à 15 ans, on y trouvait quoi ? « J’avais tous les synthétiseurs ! J’avais aussi énormément de classique, de musique contemporaine, électro-acoustique ou acousmatique que je ne pratiquais pas encore, mais je faisais énormément de synthétiseur, je travaillais les sons. J’étais fasciné par le moindre son qui passait et la première chose qu’il fallait que je fasse, c’était le reproduire. » Si aujourd’hui, Julien se plairait à créer des films d’après les histoires incroyables de Dan Simmons, auteur de science-fiction qu’il affectionne tout particulièrement, il collabore déjà avec de nombreux écrivains et travaille notamment la réalisation de Pardiction avec Esther Baldauf.

On ne vous dira pas qu’en ce moment, il se passionne pour les compositions du méconnu Scelsi et du français Gérard Grisey, ou qu’il s’est replongé récemment dans le travail de Pierre Boulez, parce qu’il s’interroge justement sur les relations de la physique quantique avec la lumière et les ondes.

Ce sont des hobbies comme les autres, après tout.

Petite Marie aux mains d’or

10 mars 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Marie GeraudelMarie est haguenauvienne de naissance et strasbourgeoise depuis ses études de graphiste et son premier boulot pour une agence de communication en plein centre de la ville. Graphiste indépendante depuis 2008, elle a créé J’veux du chocolat pour continuer de cultiver le plaisir de travailler avec les couleurs, les volumes et les courbes dans ses réalisations print, 3D et vidéo pour des entreprises et des institutions. Elle s’amuse de se frotter à la conception d’espaces et la décoration intérieure pour la création de stands commerciaux. La couleur est reine dans son travail depuis son intérêt précoce pour le fauvisme et Chagall.

Qu’entendent les petites oreilles de Marie ?

Adolescente, elle fait croire qu’elle aime les boys bands pour ne pas rester toute seule à la récré. Elle écoute aujourd’hui de la pop anglaise et quelques groupes français. Sa playlist 2013 est très en accord avec les Victoires de la Musique : elle craint d’ailleurs de devenir bobo… On y trouve C2C (Happy), Asaf Avidan, The Luminairs, Ulrich Forman (I’m in love)… « Mais ces musiques que j’aime, souvent on les retrouve dans les pubs télé ensuite, c’est horrible ! online casino » Elle a aussi une capacité à savoir ce qui va marcher et a écouter les Brigitte bien avant qu’elles ne se fassent remarquer.
Mais ce qui caractérise cette écouteuse touche-à-tout, c’est son goût pour les reprises, de Rocky Racoon à une chanson de Claude François en japonais en 2012. « Je n’aime pas Bob Dylan, mais j’adore les reprises de Bob Dylan », celle de Medi and the Medicine show, notamment sur Like a Rolling Stone. « Dans le genre, le dernier album d’Iggy Pop, c’est tout à fait mon truc ! »

Et Grand March dans tout ça ?

Marie était là pour nous aider sur les tournages des clips de On my way down et Lady Belle. Elle a, cette fois, travaillé le clip de Come Home avec Yann Hoffbeck en apportant aux images filmées la poésie d’une silhouette féminine dessinée avec élégance. Elle a choisi d’illustrer la solitude d’une mère marquée par le départ d’un fils, par un personnage toujours montré de dos ou de profil, pour que reste mystérieuse cette femme et son élan brisé. Rompre l’habitude de travailler à partir d’un brief, c’était un peu nouveau pour Marie, comme une occasion de travailler sans filet et de laisser libre cours à sa propre interprétation des choses. Ca lui donne bien envie de recommencer. À nous aussi ! Merci Marie…

A voir

www.jveuxduchocolat.fr

 

 

 

Yann Hoffbeck, producteur et réalisateur

4 décembre 2012 / dans ... & FRIENDS !

C »est au tour de Yann Hoffbeck, qui a réalisé pour Grand March le clip de Lady Belle, de se prêter au jeu du portrait.
Le réalisateur est, cette fois, passé devant la caméra dans l »appartement du groupe.
L »occasion aussi, pour moi, de faire mes premiers pas en tant que monteuse.
Morceaux choisis d »une interview passionnante avec online casino un grand bavard…

 

Première partie : Yann Hoffbeck, producteur et réalisateur

Spin me up, la société de production de Yann : http://spinmeup.fr/

 

Deuxième partie : Yann Hoffbeck et la musique

Les playlists de Yann sur Deezer :

http://www.deezer.com/playlist/55902484
http://www.deezer.com/playlist/66729040

 

Troisième partie : Yann Hoffbeck et Grand March

 

Fanny la blonde

16 septembre 2012 / dans ... & FRIENDS !

La rencontre

De discussions fiévreuses en promesse de collaboration contre pack de boissons maltées, Fanny Walz, touchée par l’univers littéraire du groupe, a accepté de travailler le graphisme des nouveaux projets de Grand March.

A propos d »elle

Si à 13 ans, elle dessine déjà, avec Paint et Publisher, des héros de cartoons et les menus des fêtes de famille, elle aura plus tard la bonne intuition de ne pas faire l’école de commerce qu’auraient pu souhaiter ses parents.
Formée à la programmation et au multimédia à Montbéliard puis en Angleterre, près de Newcastle, elle approfondit la création artistique aux beaux-arts de Besançon. Elle exerce à Strasbourg depuis 2008 en tant que graphiste et travaille pour l’édition et la presse.
Attirée par l’esthétique Dada et le constructivisme russe, sensible à l’harmonie géométrique et aux compositions rigoureuses, elle a choisi best online casino de développer un visuel musical et floral très poétique pour Grand March.
Un autre de ses talents : la réalisation de stop motions photographiques. Une belle idée pour la création d’un clip musical…

Sa musique

Elle assume le grand écart magistral entre Patricia Kaas et Nirvana au début des années quatre-vingt-dix. Elle écoute aujourd’hui le dernier Mark Lanegan avec ravissement et n’a pas manqué d’aller voir The Cure aux Eurocks cette année. La chanson qu’elle est capable de chanter par cœur ? Mon mec à moi. Si, si.
Elle est pleine de surprises, on vous dit.

A voir

www.fannywalz.com