Guillaume aime chanter

6 novembre 2013 / dans ... & FRIENDS !

Guillaume Vilmain

Il se rappelle de ses débuts au piano à l’âge de douze ans avec M. Herzog, le mercredi de 13h30 à 14h, à Colmar au dessus de la papeterie RUC. Il se rappelle qu’il ne travaillait pas beaucoup son instrument jusqu’au mardi soir, veille du cours. Et il se rappelle aussi de sa première compo au piano à 14 ans (il me l’a jouée !), un peu Richard Claydermann mais déjà pop, qui ouvrit son champ des possibles musicaux.

BREF ! Guillaume se souvient de tout. L’interview aurait pu durer trois heures si je ne lui avais pas demandé de rester concis. Concis ? Mais c’est impossible pour lui ! Alors je me suis laissée embarquer dans son flow et c’est à moi qu’est revenue la rude tâche de faire plus court.

Mais comment passer sous silence la création à 15 ans de son tube interplanétaire, la Yes Party, avec piano et percus au tupper ? Guillaume est un enfant des soirées radio NRJ, si bien que pour lui, Let it be, c’était la chanson interprétée par des artistes anglais (Ferry Aid) en hommage au naufrage d’un bateau dans le rade d’Amsterdam. Évidement, le jeune garçon a ensuite fait de grands progrès, mais il est resté fidèle aux compils du Top 50, de Gloria Estafan aux Démons de minuit.

A 20 ans, il devient sérieux, déclare-t-il. Il commence à jouer sur la guitare de sa sœur,  retrouve son cousin Cyrille (oui, vous l’avez découvert ici, le monde est petit !), rencontre Fred, ramène une basse de Montréal, et décide de faire quelque chose. C’est le moment des petites répètes à l’internat, de la découverte de U2, de Pink Floyd, de Noir Désir et de Nirvana. On lui offre son premier micro et le voilà promu chanteur au sein du groupe Catharsis en 1997-1998, immortalisant les casino premières maquettes de The least I could be et Equivoque.

Il fait ses premiers concerts avec Headlight, au chant, avec Magali (vous aurez compris que toute cette histoire de musique entre nous est ancienne), et se souvient encore du dernier concert du groupe, en 2002, au 7ème Art à Strasbourg, sorte d’acmé scénique qui vit un proprio de magasin de vêtements leur proposer de les habiller.

Mais Guillaume vit à Paris et c’est ensuite seul à la guitare, qu’il continue de composer. Kiss her before the end mériterait aujourd’hui une renaissance, tout comme Cry. C’est aussi la grande époque de ses passages télé, des castings de pub, des cours de théâtre qu’il laisse tomber à regret. Un acte manqué ? La musique n’est jamais loin, surtout quand il tombe amoureux, et s’il juge les compos de 2006 un brin gnan-gnan, elles lui permettent de bosser sérieusement les accompagnements voix des chœurs. Voilà exactement ce qu’il fallait à GM pour relancer certaines chansons comme Sister Beware et Let there be light. Un singer qui aime proposer et prendre des risques, juste pour le plaisir.

A certains jeux (celui notamment des génériques de dessins animés), il est imbattable.
Au petit questionnaire de Proust, il était pas mal non plus. Extrait :

La dernière chanson que tu as écoutée ?
Formidable de Stromae (Guillaume est toujours dans l’air du temps).

La chanson que tu as le plus chanté ?
Will you be there de Mickael Jackson (Guillaume a été un grand fan, j’ai oublié de le dire dans mon roman). Et aussi We are the World qu’il yaourtise depuis 1985 et dont il ne connaît toujours pas les paroles.

Et s’il n’y en avait qu’une (de chansons) ?
Le premier jour du reste de ta vie d’Etienne Daho (c’est gai). Euh non, finalement, Music de John Miles (sortez les violons !)

Ta dernière émission télé ?
Money drop, et on a gagné de quoi finir les travaux du jardin. Suis sur les rangs pour N’oubliez pas les paroles !

Le talent de Guillaume, c’est aussi de toujours nous faire rire.

And he’s a handsome guy !

Nous sommes gâtés.

 

PS : Je ne résiste pas à l’envie de vous mettre le fameux Let it be de 1987 : du Boy Georges, du Paul Mc Cartney quand même, et surtout beaucoup de chanteurs qu’on ne reconnaît même plus. Mais qui sont-ils et que sont-ils devenus ? Les coupes de cheveux sont évidemment improbables et on espère qu’ils ont récolté pas mal de sous pour la bonne cause. Un kiff générationnel pour tous ceux nés dans les années 70 !


N'oubliez pas les paroles !

18 octobre 2013 / dans ACTU, CHRONIQUES

Qu »est-ce que je dis ?

Le problème qui peut se poser pendant un concert, c »est d »oublier les paroles… Non pas que ce soit la hantise ultime avant de commencer le show, mais on l »a dans un petit coin de la tête, c »est arrivé, ça peut arriver à nouveau, même si on a répété et répété et répété ces « foutus » chansons. Alors qu »est-ce qui se passe quand tu sais plus ? Ben tu chantes quand même et tu t »arrêtes pas en plein milieu comme une courge !

Et ça donne ça. (Tu as vu comme je ruse pour te faire regarder une vidéo de nous ? Tu ne l »as pas vu venir, ouhais, je suis trop bonne à ce jeu-là…) Si tu as l »oreille, tu repères vite où je yaourte (bon, c »est tout de suite au début, je t »aide), ce qui met un peu dans l »embarras mon acolyte Guillaume qui est justement censé me répondre à ce moment-là. Youhou, quel flow ! Ça passe tout seul, non ? Oui, c »est un peu ridicule pour qui connaît la chanson par coeur mais comme tu ne la connais pas encore sur le bout des doigts, ben ça passe, because le show must go on ! Tout à fait, je fais le boulot jusqu »au best online casino bout, t »es pro ou t »es pas pro.

Et le bel avantage, c »est de chanter justement en anglais ! On n »y voit rien ! (tiens, j »aurais dû ajouter cet argument lors de la première ITW de DJ D.) T »imagine si je devais yaourter en français ?

Bon, je le ferai pas à tous les coups, eu égard à mon bon Guillaume qui lui, justement, avait pas intérêt à les oublier, les paroles, quand il a passé le casting de ladite émission de France 2. Ben oui, il adore passer à la télé, alors si en plus, il peut y chanter, youpi ! Mais je vous raconterai tout ça mardi, dans le portrait qui paraîtra de lui (note la rime riche).

Bon vendredi !

La yaourtière.

Qu'est-ce qu'on fait en ce moment ?

16 octobre 2013 / dans ACTU, CHRONIQUES

Quand on joue pas, on bosse !

SubventionsÉvidement, on pouvait se demander ce que fabriquait GM à la rentrée. On a vu passer çà et là quelques posts sur les réseaux sociaux, genre la chanteuse enregistre, ouhais ouhais, on prépare le nouvel album, ça prend du temps, toussa toussa.
N »empêche, il n »y avait pas une date de concert annoncée, pas un festival, pas un clip qui aurait pu être tourné pendant l »été à montrer, rien, nada ! Le désert, vous vous êtes dit.

Ah mais non ! Faut pas croire ! Cet été, les garçons ont enregistré toutes les chansons avec leurs petits doigts et leurs beaux instruments, et moi, moi, ben j »ai mis du vernis et j »ai lu Thomas Mann. Oui, le livre était gros.

Donc un album, ça prend du temps à préparer, parce que vous savez aussi qu »on veut le faire bien, comme des pros mais à la online casino maison, pour réjouir vos délicates oreilles après la Noël.

Et puis, il y a le reste.

Le reste, c »est toute l »ivresse du mois de septembre à préparer les so sexy dossiers de subventions… Pour le nouvel album, pour un nouveau spectacle, on veut du grand, on veut du beau ! Et sans les sous, ça peut coincer un peu. On a tout bien écrit, tout bien calculer (merci Stéphanie et Joël de #13 Artenréel), et on peut bien vous dire déjà le titre du nouveau vidéo-concert, en espérant qu »il ne restera pas à l »état de projet : Rheinland. Retour aux origines. C »est canon, ça, non ?

Bon, maintenant que vous savez tout, on peut reprendre une activité normale et finir dans la quinzaine l »enregistrement des voix, la mienne, et celle de Magali, et celle de Guillaume, même que Cyrille et Fred ont chanté aussi, youhou, on est fou !

Je vous embrasse.

 

Studio 2013 : One crowded hour…

12 octobre 2013 / dans PHOTOS

Sessions d’enregistrement studio de l’album One crowded hour…

Juillet – Octobre 2013

Photos © Grand March

Magali, un long roman d’amitié

9 juin 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Magali LanoyMagali, enfant, voulait être harpiste ou violoniste. Plus tard, elle s’est rêvée cantatrice ! Elle est devenue une flûtiste à bec douée et une chanteuse pop touchante. Rien à regretter, en somme !

« J’étais en CM1, j’avais dû voir le concert du Nouvel An à la télévision avec mes parents. J’ai trouvé que la harpiste était fascinante. Je crois bien que la musique, à l’origine, c’était pour moi une recherche esthétique. » Elle pratique longtemps la flûte à bec aux côtés d’Anne-Marie Bastian à l’Ecole de musique de Colmar, intègre l’ensemble Vénus de musique baroque et Renaissance et s’essaie au chant durant les années de collège. « J’étais toujours tétanisée à l’idée de chanter devant les autres, pensant que je chantais faux. J’ai chanté un jour à la maison une aria de la Flûte enchantée, une amie de ma mère a cru qu’on passait un disque. A partir de là, je me suis décomplexée ! » A ce moment-là, elle chante aussi l’intégralité de l’album Like a prayer de Madonna, se frotte à Mylène Farmer, Rock Voisine et Patrick Bruel. « Je reproduisais tout, à la recherche de la justesse, je cherchais clairement à imiter. »

C’est une option musicale en fac d’anglais qui la fait monter sur scène pour la première fois aux côtés de Cyrille, dont elle est fraîchement tombée amoureuse. « Mais j’étais toujours dans la performance, je n’arrivais pas vraiment  à mettre de mes propres émotions dedans, j’étais toujours un peu dans l’imitation. »

Elle intègre Headlight avec Cyrille, au début des années 2000, et travaille son interprétation. Au sein du groupe May auquel elle donne le petit nom anglais qu’elle aime porter alors, elle prend nbso online casino reviews une vraie place de chanteuse et compose tous les textes. « J’ai alors commencé à interpréter mes propres textes. Ca a tout changé. J’écrivais plutôt facilement en anglais, et à l’écoute des riffs joués par les garçons, j’avais souvent comme une épiphanie sur les histoires à raconter. J’ai beaucoup parlé de mes relations aux autres, aux membres de ma famille dans Facing mirrors»

L’arrivée de deux beaux enfants interrompt provisoirement sa pratique et comme elle est plutôt du genre perfectionniste, il n’était pas question de s’y mettre à moitié entre deux biberons. Son retour à la musique se fait doucement par l’écriture de nouveaux textes grâce… à GM ! (Chic alors !) « Vous voir commencer le projet de GM alors qu’un enfant était aussi arrivé entre temps dans votre vie, m’a donné envie de m’y remettre. » La bonne idée, c’était aussi de mettre à contribution Cyrille (l’amoureux et le père de ses enfants) au piano pour les mettre en musique. Blown raconte son lien à sa fille tandis qu’elle prend conscience de sa propre finitude. Pas du franchement gai mais, par contre, une belle émotion et une voix qui nous ramènent à la fragilité d’une Fiona Apple qu’elle adore. « Mes chansons me permettent souvent de dire des choses particulières à mes proches. C’est une sorte de catharsis, avec parfois beaucoup de souffrance, mais un bon moyen aussi de se faire du bien en composant de jolies choses. »

Pour GM, elle a d’abord contribué à finir quelques textes de chansons laissées en souffrance (Let there be light a vu le jour grâce à elle !) et continue à m’aider souvent à revoir ma prononciation en anglais, parce que vous savez combien j’excelle dans le registre.

Elle a accepté depuis, de monter sur scène pour marier sa voix à la mienne dans des contre-chants bien sentis. Et pour notre longue amitié née au cours de notre première année de collège, après avoir souvent chanté ensemble les tubes des Cranberries dans les vestiaires des cours de sport, se retrouver ensemble devant un public pour faire ce qu’on faisait ensemble adolescentes, c’était se faire un beau cadeau déjà rien que pour nous. Chanter pour les autres, c’est d’ailleurs souvent le cadeau qu’elle fait dans les moments les plus joyeux ou les plus malheureux qu’elle partage en famille ou entre amis. Elle y livre alors une émotion incroyable et le vit comme un don d’elle-même.

Elle n’est plus l’adolescente qui rêvait d’avoir un piercing et un tatouage en voyant les clips d’Aerosmith. Quand elle a rencontré Cyrille, elle n’a d’ailleurs plus « eu le droit » d’écouter Céline Dion ou Mariah Carey. Mais moi, je danserais volontiers de nouveau avec elle la choré de Dirty Dancing comme il y a vingt ans dans le salon de ses parents… Les histoires de midinettes, on aime toujours un peu ça toutes les deux.