Les chroniques du disque One Crowded Hour / Part I

11 mai 2014 / dans CHRONIQUES

chroniqueML1Notre ami H. Cirdell Eunamme (pseudo, of course) s »est fendu de quelques réflexions critiques autour des chansons de l »album One Crowded Hour…
Comme on aime beaucoup, on vous livre le fruit de ses élucubrations sensibles, en autant de chapitres constitutifs d »un roman. Voici la première partie !

Running On My Own

Y »a des matins où on se demande où on va. Le soleil se lève alors que je roule déjà depuis plusieurs heures. Fenêtre ouverte comme si ça aidait à ne pas fermer les yeux ; musique à bloc comme quand on avait 16 ans.

« Oh I’m running on my own. »

Le riff de guitare à la Joe Perry veut me faire oublier que ce titre marche grâce à sa basse sautillante. C »est elle qui me fait taper du pied et qui m »aide à rester concentré. La chanson de route idéale. « You stabbed me in the back », chante Hélène. Qu’est-ce qu’on dit sur la vengeance, encore ?

The Dark Horse

La chanson commence comme la brume du matin se lève au fond, dans la vallée. Les toits d »un online casino village. Lakeview, Kentucky. Ou Lembach, Bas Rhin. C »est égal.

Une complainte sourde où l’on parle d »un cheval. Le petit cheval blanc est devenu noir. Les autres derrière et lui devant. Le soleil commence à taper comme la  bande son s »emballe et se fait dramatique.

L »orgue nous embarque dans une spirale infernale, les guitares grondent, concassées par la batterie. Les fantômes s »évanouissent. L »heure du café, peut-être?

Lady Belle

On dirait que personne ne s »est arrêté ici depuis bien longtemps. L »unique employée de la station service regarde à l »extérieur comme si des barreaux l »empêchaient de sortir. Un peu comme cette fille de joie de western, Lady Belle.

En fait de western, c’est plutôt à la Nouvelle Orléans que me fait penser le soubassophone. Mais la clarinette brouille les pistes et me renvoie il y a des années de cela quelque part non loin de Budapest. Un ami fan de klezmer venait de rencontrer une certaine Natacha. Il avait fini par se faire la malle.

Let There Be Light

Normalement, il doit y avoir ce moment de la journée où on cherche quelque chose de facile à écouter. Un vieux morceau qu’on a usé et usé, qu’on connaît par coeur. Un standard de jazz d’une autre époque, un truc new wave sur lequel on a dansé autrefois. Un bon morceau de métal pour headbanger au volant. Ou alors un morceau simple qui parle du soleil qu’on est tellement content de revoir. Anthony et Leslie avaient écrit « It’s a new day, it’s a new life for me… and I’m feeling good ». Hélène pense plutôt à un beau dimanche matin. « Shine a light over my pillow – And let there be love ». We all need love. Badly.

H. Cirdell Eunamme

 

One Crowded Hour… le disque !

26 avril 2014 / dans CHRONIQUES

Jaquette-One_Crowded_HourOne Crowded Hour… of glorious life is worth an age without a name : l’exergue tirée de Sir Walter Scott (Ivanhoé) du nouvel album de Grand March sonne comme une anticipation romantique du fameux « quart d’heure de célébrité » de Warhol.

Quand la vaine quête de la célébrité laisse la place au plaisir de s’épanouir dans l’instant, dans la création de 9 morceaux à partager, à présenter sur scène, cette citation prend sens pour Grand March.

Car il ne s’agit de rien de plus simple et ambitieux à la fois, avec ce nouvel album, que de consumer quelques réflexions exaltées, captées dans le foisonnement narratif de la romancière Joyce Carol Oates ou dans les élans contemplatifs du cinéaste Terrence Malick.

Et toutes les histoires racontées dans l’album, où se croisent le spectre d’un fils dévoyé, les rescapées d’un gang de filles, une femme perdue qui s’accroche ou encore une sœur au bord de l’abîme, se rejoignent toutes dans ce titre, exergue flamboyant de toutes ces vies que l’on consumme trop vite et casino online où l’on a perdu pied.

Les influences du groupe sont définitivement ancrées dans l’histoire contemporaine de la musique. On remonte le temps, des rythmiques country-blues des ’50 (Sister beware ou Lady Belle) aux riffs de rock des ’70 (On my mind ou Walk it down) en passant par les effets maniérés des orgues Hammond des ’60 (Let there be light et The dark horse).

Entièrement produites par le groupe, les chansons sont enregistrées, arrangées et mixées dans une intention d’authenticité. Elles sont portées par de nouvelles collaborations avec un guitariste (Aurélien Meyer) et un bassiste (Cyrille Martin), qui viennent durablement épauler le duo fondateur. Les contributions sont également nombreuses sur ce disque, mues par la belle amitié, le plaisir généreux ou la beauté du geste…

And let there be light !

 

The White Horse Session : retour sur le concert de lancement du disque One Crowded Hour

25 avril 2014 / dans CHRONIQUES, PHOTOS

Retour en photos et en vidéo sur le concert de lancement du disque One Crowded Hour…, le 22 avril 2014 au Cheval Blanc (Schiltigheim), en compagnie du groupe The One Armed Man.

Photos © Stephan Hill & Aurélien Cuvillier

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Le clip de l'année

16 avril 2014 / dans CHRONIQUES

Clip Running On MY OwnOn a décidé que ce sera le clip de l »année.

Voilà c »est dit !

Même s »il n »est même pas encore monté, que les images sont dans la boîte depuis deux jours, nous, on le sait déjà.

Vous pouvez nous faire confiance, c »est du bel ouvrage, ça va avoir de la gueule, je cherche pas à vous convaincre, non, puisque de toute façon c »est le clip de l »année, j »ai pas besoin d »en dire davantage.

Alors on peut quand même raconter que le tournage a été top, que j »ai pu faire la belle pendant des heures, changer trois fois de maquillages, de coiffures et d »habits de lumière, que Fred en a pris plein la figure au sens propre comme au sens figuré (mais qu »il est toujours resté digne) et que surtout, surtout, Greg Rodriguez, qui a réalisé tout ça pour nous, a été un grand chef !

On lui garde le discours de remerciements pour la soirée de remise du prix (du meilleur clip de l »année) mais on voudrait quand même saluer, déjà, son travail d »orfèvre et sa belle concentration (de 10h le matin à 3h le lendemain, cet homme est endurant comme un coureur de fond). Et aussi sa douce décontraction qui met tellement à l »aise. Et l »aide précieuse de son assistant Anthony.

Je peux remercier aussi les amis ? Parce que best online casino notre grand bazar, on l »a fait chez Guillaume, dans sa maison et dans sa rue, il nous a choyé et nourri, quel ami, je vous dis… Et Nicolas qui nous a prêté son bolide de collection, on vous en a parlé ? Il est resté jusqu »au bout, dans le froid, patient, pour nous aider… aaah, mais quel homme lui aussi. Et puis merci à Sandra pour le chignon, à Dorothée pour les fringues, à Laure pour le cuir !

Et sinon, vous voulez savoir ce qu »il raconte ce nouveau clip ?

Je peux pas vous dire. Pas encore !

En attendant, vous pouvez soutenir le grand projet de Greg et découvrir son histoire incroyable de zombies. Ce sera la websérie de l »année. Si, si.

Fiat lux, que la lumière soit !

13 avril 2014 / dans CHRONIQUES

LightLet There Be light!

Voilà un nouvel extrait de l »album One Crowded Hour…, avant sa sortie officielle -sur tous les canaux autorisés !- le 22 avril prochain.

Dès l »origine, nous voulions cette chanson très sixties, avec quelques accents folk. Comme d »habitude, les premières mesures naissent d »une petite ritournelle à la guitare, arrangée ensuite par notre cher guitariste, Aurélien Meyer. Et puis il y a eu l »envie de créer un choeur d »hommes, qui est composé pour l »occasion par le copain de toujours Guillaume Vilmain, notre bassite -et muti-instrumentiste- Cyrille Martin et Fred online casino (l »homme à tout faire dans ce groupe, même les voix de bariton !). C »est en écoutant en boucle l »album de Mickael Kiwanuka (son album Home Again est absolument sublime), et plus particulièrement la chanson Bones, que cette idée d »arrangement est née. Il ne manquait plus qu »un solo digne d »un guitar-hero (composé et réalisé par Aurélien Meyer, encore lui !) pour que la chanson décolle !

Et le thème de la chanson ? Le voici, en anglais dans le texte :

Oh Sun, I’m waiting for you
Where have you been, all night long?
Come on up, wash away the night
And let there be light!