Magali, un long roman d’amitié

9 juin 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Magali LanoyMagali, enfant, voulait être harpiste ou violoniste. Plus tard, elle s’est rêvée cantatrice ! Elle est devenue une flûtiste à bec douée et une chanteuse pop touchante. Rien à regretter, en somme !

« J’étais en CM1, j’avais dû voir le concert du Nouvel An à la télévision avec mes parents. J’ai trouvé que la harpiste était fascinante. Je crois bien que la musique, à l’origine, c’était pour moi une recherche esthétique. » Elle pratique longtemps la flûte à bec aux côtés d’Anne-Marie Bastian à l’Ecole de musique de Colmar, intègre l’ensemble Vénus de musique baroque et Renaissance et s’essaie au chant durant les années de collège. « J’étais toujours tétanisée à l’idée de chanter devant les autres, pensant que je chantais faux. J’ai chanté un jour à la maison une aria de la Flûte enchantée, une amie de ma mère a cru qu’on passait un disque. A partir de là, je me suis décomplexée ! » A ce moment-là, elle chante aussi l’intégralité de l’album Like a prayer de Madonna, se frotte à Mylène Farmer, Rock Voisine et Patrick Bruel. « Je reproduisais tout, à la recherche de la justesse, je cherchais clairement à imiter. »

C’est une option musicale en fac d’anglais qui la fait monter sur scène pour la première fois aux côtés de Cyrille, dont elle est fraîchement tombée amoureuse. « Mais j’étais toujours dans la performance, je n’arrivais pas vraiment  à mettre de mes propres émotions dedans, j’étais toujours un peu dans l’imitation. »

Elle intègre Headlight avec Cyrille, au début des années 2000, et travaille son interprétation. Au sein du groupe May auquel elle donne le petit nom anglais qu’elle aime porter alors, elle prend nbso online casino reviews une vraie place de chanteuse et compose tous les textes. « J’ai alors commencé à interpréter mes propres textes. Ca a tout changé. J’écrivais plutôt facilement en anglais, et à l’écoute des riffs joués par les garçons, j’avais souvent comme une épiphanie sur les histoires à raconter. J’ai beaucoup parlé de mes relations aux autres, aux membres de ma famille dans Facing mirrors»

L’arrivée de deux beaux enfants interrompt provisoirement sa pratique et comme elle est plutôt du genre perfectionniste, il n’était pas question de s’y mettre à moitié entre deux biberons. Son retour à la musique se fait doucement par l’écriture de nouveaux textes grâce… à GM ! (Chic alors !) « Vous voir commencer le projet de GM alors qu’un enfant était aussi arrivé entre temps dans votre vie, m’a donné envie de m’y remettre. » La bonne idée, c’était aussi de mettre à contribution Cyrille (l’amoureux et le père de ses enfants) au piano pour les mettre en musique. Blown raconte son lien à sa fille tandis qu’elle prend conscience de sa propre finitude. Pas du franchement gai mais, par contre, une belle émotion et une voix qui nous ramènent à la fragilité d’une Fiona Apple qu’elle adore. « Mes chansons me permettent souvent de dire des choses particulières à mes proches. C’est une sorte de catharsis, avec parfois beaucoup de souffrance, mais un bon moyen aussi de se faire du bien en composant de jolies choses. »

Pour GM, elle a d’abord contribué à finir quelques textes de chansons laissées en souffrance (Let there be light a vu le jour grâce à elle !) et continue à m’aider souvent à revoir ma prononciation en anglais, parce que vous savez combien j’excelle dans le registre.

Elle a accepté depuis, de monter sur scène pour marier sa voix à la mienne dans des contre-chants bien sentis. Et pour notre longue amitié née au cours de notre première année de collège, après avoir souvent chanté ensemble les tubes des Cranberries dans les vestiaires des cours de sport, se retrouver ensemble devant un public pour faire ce qu’on faisait ensemble adolescentes, c’était se faire un beau cadeau déjà rien que pour nous. Chanter pour les autres, c’est d’ailleurs souvent le cadeau qu’elle fait dans les moments les plus joyeux ou les plus malheureux qu’elle partage en famille ou entre amis. Elle y livre alors une émotion incroyable et le vit comme un don d’elle-même.

Elle n’est plus l’adolescente qui rêvait d’avoir un piercing et un tatouage en voyant les clips d’Aerosmith. Quand elle a rencontré Cyrille, elle n’a d’ailleurs plus « eu le droit » d’écouter Céline Dion ou Mariah Carey. Mais moi, je danserais volontiers de nouveau avec elle la choré de Dirty Dancing comme il y a vingt ans dans le salon de ses parents… Les histoires de midinettes, on aime toujours un peu ça toutes les deux.


Cyrille, le charme du discret

9 juin 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Cyrille Martin © Stéphane LouisC’est à l’école de musique du canton de Lapoutroie à Labaroche que Cyrille commence, petit garçon, le piano classique avec Madame Pépin. L’adolescent poursuit la pratique de son instrument dans une école de Colmar et n’est pas sans ignorer le pouvoir de séduction que peut susciter le simple fait d’être un pianiste, romantique qui plus est.

Les choses sérieuses ont peut-être commencé aux Etats-Unis où le jeune homme de 18 ans, qui y fait ses études, rencontre un allemand, excellent guitariste, et un professeur qui lui prête une guitare. A son retour, au cours d’une formation BAFA, il apprécie d’accompagner à la guitare les chansons de la veillée. Il s’achète sa première guitare folk et si son cœur balance encore un peu entre la musique et le tennis, les premières opportunités de jouer en groupe vont naturellement incliner son choix. «  Fred et Guillaume sont venus me trouver à mon retour des Etats-Unis, ils m’ont proposé de jouer avec eux, j’avais l’impression de passer un entretien d’embauche, c’était hyper sérieux ! Mon père m’avait acheté un clavier, j’avais commencé à faire plein d’arrangements de musique pop. J’ai apporté au groupe une deuxième guitare folk avec les trois accords que je connaissais à l’époque. »

Au sein de Catharsis, les compères composent leurs premiers titres : Illusion, un must du genre, et The least I could be, « le triomphe ! » s’amuse l’intéressé.

C’est la grande époque de Radiohead, Muse et Placebo. « A 20 ans, tu joues parce que tu veux devenir une rockstar ! » Avec Headlight, Cyrille prend de l’ampleur en tant que guitariste, « mais toujours dans des accompagnements, je ne me suis jamais senti une âme de soliste. » Pour May, emmené au chant par Magali, il compose la plupart des musiques. « Je comprends maintenant la place de Fred aujourd’hui. Les musiques, je les avais dans la tête, je devais diriger le guitariste, le bassiste et le batteur. On apparaît certainement comme un despote à ce moment-là ! »

Après une parenthèse de quelques années durant laquelle online casino le jeune prof d’anglais qu’il est devenu fonde une famille, le grand retour à la musique se fait –heureusement pour nous- avec Grand March en 2011 et cette fois-ci, à la basse ! « J’avais envie d’un autre format, moins compliqué qu’avant, quand j’étais guitariste, avec ma dizaine de pédales au pied et une pression technique pendant les concerts. Je voulais surtout vivre plus simplement la musique et les live. »

Encore peu convaincu par les chansons de Grand March, l’ami se laisse volontiers emmener dans les nouvelles compositions qui succèdent au premier EP Novels. « Au départ, je ne me reconnaissais pas vraiment dans ce que vous faisiez, j’étais d’abord pigiste pour GM ! Aujourd’hui, j’y prends part un peu plus mais c’est avant tout votre musique. Vous apportez les compos, j’essaie de faire du mieux que je peux en me laissant diriger par Fred qui a aussi ses idées. Il y a parfois des contributions plus consistantes, comme Sister beware. Je l’ai relancée le jour où j’ai apporté un ukulélé, ce n’était pas grand-chose mais ça a fait exister cette chanson finalement. »

S’il ne rêve plus aujourd’hui de conquérir le monde comme à l’époque des répètes dans la cave de Fred à Lembach, il chante volontiers sur scène avec moi. « Je n’ai pas une voix de chanteur, je le regrette, mais ça me fait plaisir de pouvoir chanter. Au début, je pensais que vous étiez un peu fous de me confier un micro mais ça fonctionne ! »

Son projet perso serait de travailler à nouveau avec Magali en composant des chansons piano-voix joliment arrangées. Blown est la première à avoir vu le jour. Vivement la suite…


Live @ Cheval Blanc 2012

25 mai 2013 / dans ACTU, CHRONIQUES

Le 13 avril dernier, nous étions à l »affiche des « Talents de l »échappée » dans la très belle salle du Cheval Blanc à Schiltigheim.

L »occasion de nous produire en Grand Format et en Grand Orchestre !

Avec quelques invités de marques : Yann Hoffbeck à la vidéo, Magali Lanoy et online casino Guillaume Vilmain aux chœurs.

Séance de rattrapage avec 3 titres captés lors de cette très belle soirée (On my way down, Lady Belle, On my mind)…

Grand March /// Live @ Cheval Blanc

13 mai 2013 / dans PHOTOS

Les Talents de l’Echappée

Cheval Blanc /// Schiltigheim

Photos : © Stéphane Louis

Come home

18 mars 2013 / dans ACTU, CHRONIQUES

Grand March /// Come homeS’il a plusieurs fois accompagné le groupe sur scène avec son étonnante keytare, Julien Tarride a aussi participé à la composition de la chanson Come home avec beaucoup de bienveillance après m’avoir donné quelques rudiments de piano.

Je suis arrivée chez lui avec un petit morceau et un texte écrit. Il a donné vie à une chanson entière, avec des rythmes et des expérimentations vocales. Quel regard a-t-il porté sur cette petite composition à mille lieues de ses créations électroniques ?
« Je fais toujours très attention à la référence musicale. La musique a un grand pouvoir de suggestion. On est donc parti d’un petit thème, ça a donné une comptine, elle a pris corps avec les paroles d’Hélène et ensuite, le but du jeu, c’était que ça ne reste pas qu’une comptine. La partie piano devait rester simple mais elle devait aussi emmener ailleurs. J’aimais beaucoup l’idée d’écrire une chanson qui Il y a plusieurs projets de loi qui ont deja ete presentes afin de creer un cadre reglementaire pour les meilleur-casino-en-ligne.info sur internet. se murmure mais en même temps, qui peut crier quand même. »

Un grand merci donc à Julien pour son aide et ses encouragements, et son invitation à aller voir plus loin avec sa voix et ses sentiments. Un merci renouvelé pour la mise en image réalisée par Yann Hoffbeck et Marie Géraudel.

Plus que jamais avec cette expérience, on se dit que rien ne compte plus que les collaborations avec les autres. On finira volontiers avec les mots de Julien parce qu’ils nous font du bien.

« Pourquoi je suis venu ? Parce que dans Grand March, vous faites de la musique. C’est une sensation, c’est quelque chose qui est très simple. Moi, je passe mon temps à la triturer, à la complexifier. J’ai trouvé très beau cette envie de musique, ça m’a donné envie d’en faire avec vous. »