Grand March /// Live @ Cheval Blanc

13 mai 2013 / dans PHOTOS

Les Talents de l’Echappée

Cheval Blanc /// Schiltigheim

Photos : © Stéphane Louis

Come home

18 mars 2013 / dans ACTU, CHRONIQUES

Grand March /// Come homeS’il a plusieurs fois accompagné le groupe sur scène avec son étonnante keytare, Julien Tarride a aussi participé à la composition de la chanson Come home avec beaucoup de bienveillance après m’avoir donné quelques rudiments de piano.

Je suis arrivée chez lui avec un petit morceau et un texte écrit. Il a donné vie à une chanson entière, avec des rythmes et des expérimentations vocales. Quel regard a-t-il porté sur cette petite composition à mille lieues de ses créations électroniques ?
« Je fais toujours très attention à la référence musicale. La musique a un grand pouvoir de suggestion. On est donc parti d’un petit thème, ça a donné une comptine, elle a pris corps avec les paroles d’Hélène et ensuite, le but du jeu, c’était que ça ne reste pas qu’une comptine. La partie piano devait rester simple mais elle devait aussi emmener ailleurs. J’aimais beaucoup l’idée d’écrire une chanson qui Il y a plusieurs projets de loi qui ont deja ete presentes afin de creer un cadre reglementaire pour les meilleur-casino-en-ligne.info sur internet. se murmure mais en même temps, qui peut crier quand même. »

Un grand merci donc à Julien pour son aide et ses encouragements, et son invitation à aller voir plus loin avec sa voix et ses sentiments. Un merci renouvelé pour la mise en image réalisée par Yann Hoffbeck et Marie Géraudel.

Plus que jamais avec cette expérience, on se dit que rien ne compte plus que les collaborations avec les autres. On finira volontiers avec les mots de Julien parce qu’ils nous font du bien.

« Pourquoi je suis venu ? Parce que dans Grand March, vous faites de la musique. C’est une sensation, c’est quelque chose qui est très simple. Moi, je passe mon temps à la triturer, à la complexifier. J’ai trouvé très beau cette envie de musique, ça m’a donné envie d’en faire avec vous. »

Les langages partagés de Julien Tarride

18 mars 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Grand March - Live @ Grillen - Octobre 2012Comme il y a beaucoup de choses à raconter sur Julien, on ira à l’essentiel. Et on ne dira pas qu’il commence le piano à 5 ans, qu’il passe par le conservatoire de Lyon en piano jazz à 16 ans et en composition électroacoustique à 18, qu’il fait, en même temps que son cursus musical, l’école des Beaux-arts et que le jeune garçon, alors échevelé, effectue, à la fin de son parcours, un post diplôme au Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy à Tourcoing. On ne dira pas non plus que depuis le début des années 2000, il compose les fragments d’un opéra pensé comme une œuvre d’art total, « Je chante le corps électrique », qui donne vie aux machines en 14 fragments dont les 11 premiers sont déjà créés. Il y cherche la corrélation de l’image et du son. L’écoute et le toucher ont notamment donné une pièce qui met en scène un siège idéal avec des enceintes à l’intérieur sur lequel prend place un auditeur. « C’est une captation de tout le corps, on écoute avec ses cheveux, ses poumons, ses os, ce qui permet de faire une pièce qui gratte le cou par exemple ! »

Alors qu’est-ce que Grand March est allé chercher chez ce talentueux compositeur et scénographe, qui travaille avec les chorégraphes Andonis Foniadakis, Davy Brun et Benjamin Millepied (oui, vous avez bien lu !), qui malaxe les sons jusqu’à plus soif, qui questionne tous les langages issus des nouvelles technologies et les met en scène, qui convoque tour à tour ou en même temps, la vidéo, le son, et online casino finalement tous les sens ?
On est tombé, par chance, sur un garçon ouvert, capable de passer de ses compositions de musique acousmatique à une petite ballade piano-voix juste pour le plaisir de faire de la musique. Le musicien a l’habitude de la création partagée. « Pour un chorégraphe, je ne fais pas que de la musique. Je la mets en scène et je travaille toujours avec les lumières, les costumiers et avec le chorégraphe pour que se rencontrent un travail technique très précis et une forme d’abstraction absolue qui est celle de la musique. »

On se demande alors ce qu’écoute Julien pour se détendre. « Quand je compose, je n’écoute pas. On copie beaucoup, c’est très dangereux. Si j’écoute quelque chose, je vais avoir tendance à penser trop à la structure et aux sons. » Et dans son walkman, à 15 ans, on y trouvait quoi ? « J’avais tous les synthétiseurs ! J’avais aussi énormément de classique, de musique contemporaine, électro-acoustique ou acousmatique que je ne pratiquais pas encore, mais je faisais énormément de synthétiseur, je travaillais les sons. J’étais fasciné par le moindre son qui passait et la première chose qu’il fallait que je fasse, c’était le reproduire. » Si aujourd’hui, Julien se plairait à créer des films d’après les histoires incroyables de Dan Simmons, auteur de science-fiction qu’il affectionne tout particulièrement, il collabore déjà avec de nombreux écrivains et travaille notamment la réalisation de Pardiction avec Esther Baldauf.

On ne vous dira pas qu’en ce moment, il se passionne pour les compositions du méconnu Scelsi et du français Gérard Grisey, ou qu’il s’est replongé récemment dans le travail de Pierre Boulez, parce qu’il s’interroge justement sur les relations de la physique quantique avec la lumière et les ondes.

Ce sont des hobbies comme les autres, après tout.

Petite Marie aux mains d’or

10 mars 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Marie GeraudelMarie est haguenauvienne de naissance et strasbourgeoise depuis ses études de graphiste et son premier boulot pour une agence de communication en plein centre de la ville. Graphiste indépendante depuis 2008, elle a créé J’veux du chocolat pour continuer de cultiver le plaisir de travailler avec les couleurs, les volumes et les courbes dans ses réalisations print, 3D et vidéo pour des entreprises et des institutions. Elle s’amuse de se frotter à la conception d’espaces et la décoration intérieure pour la création de stands commerciaux. La couleur est reine dans son travail depuis son intérêt précoce pour le fauvisme et Chagall.

Qu’entendent les petites oreilles de Marie ?

Adolescente, elle fait croire qu’elle aime les boys bands pour ne pas rester toute seule à la récré. Elle écoute aujourd’hui de la pop anglaise et quelques groupes français. Sa playlist 2013 est très en accord avec les Victoires de la Musique : elle craint d’ailleurs de devenir bobo… On y trouve C2C (Happy), Asaf Avidan, The Luminairs, Ulrich Forman (I’m in love)… « Mais ces musiques que j’aime, souvent on les retrouve dans les pubs télé ensuite, c’est horrible ! online casino » Elle a aussi une capacité à savoir ce qui va marcher et a écouter les Brigitte bien avant qu’elles ne se fassent remarquer.
Mais ce qui caractérise cette écouteuse touche-à-tout, c’est son goût pour les reprises, de Rocky Racoon à une chanson de Claude François en japonais en 2012. « Je n’aime pas Bob Dylan, mais j’adore les reprises de Bob Dylan », celle de Medi and the Medicine show, notamment sur Like a Rolling Stone. « Dans le genre, le dernier album d’Iggy Pop, c’est tout à fait mon truc ! »

Et Grand March dans tout ça ?

Marie était là pour nous aider sur les tournages des clips de On my way down et Lady Belle. Elle a, cette fois, travaillé le clip de Come Home avec Yann Hoffbeck en apportant aux images filmées la poésie d’une silhouette féminine dessinée avec élégance. Elle a choisi d’illustrer la solitude d’une mère marquée par le départ d’un fils, par un personnage toujours montré de dos ou de profil, pour que reste mystérieuse cette femme et son élan brisé. Rompre l’habitude de travailler à partir d’un brief, c’était un peu nouveau pour Marie, comme une occasion de travailler sans filet et de laisser libre cours à sa propre interprétation des choses. Ca lui donne bien envie de recommencer. À nous aussi ! Merci Marie…

A voir

www.jveuxduchocolat.fr

 

 

 

F***K ME I'M FAMOUS

10 mars 2013 / dans ACTU, CHRONIQUES

F***k me IVous vous demandez peut-être ce qui change dans la vie de tous les jours quand on est un groupe de rock ?

Après les avoir observés à la loupe, je peux vous apporter quelques réponses…

La voiture est le deuxième chez soi, un prolongement de nous, disent les psys, le changement commence donc là. La Seat Ibiza faisant peut être trop David Guetta et sa réussite économique fulgurante, on opte pour une Volvo. La Volvo break et la profondeur abyssale de son coffre permettent de transporter tous les instruments, et on peut aussi y mettre un chien, si on a un chien. En bonus, avec son cul-cul qui dépasse quand elle est rangée en bataille, on la repère plus facilement sur le parking chez Leclerc pour le plein du vendredi.

On surveille son hygiène, car même Iggy Pop dit qu »il ne boit plus que du thé vert sinon c »est la décrépitude assurée. Il est donc de bon ton d »arrêter de fumer, les ongles noirs et le teint défraîchi, même si le compost est à la mode, ne prend plus depuis 2001. Il n »y a que Johnny Depp qui n »a pas encore compris. D »ailleurs, Vanessa ne s »y est plus trompée.

On essaye de plaire à tout le monde de manière naturelle, c’est-à-dire, pour le genre masculin, trouver cet équilibre précaire entre le mec très viril qu »on a envie de pécho et qui marche sûrement pieds nus chez lui et peut être même sans caleçon sous son jeans ( hot! hot! hot! ) et le gendre idéal qu »on peut ramener à la famille pour le gigot du dimanche.

Pour la femme, il s »agit d »être sympa et très cool comme une online casino copine de deuxième section de maternelle, et en même temps un peu plus classe que la moyenne nationale, mais en même temps pas trop belle non plus parce que sinon ça fait la fille d »un autre monde qu »on peut pas approcher. Il faut qu »on sente, en la regardant, tout le paradoxe de la songwriter. Qu »on imagine qu’elle compose recroquevillée à même le sol avec une chemise d »homme comme seul apparat et un chat qui dort à ses côtés et, en même temps, qu »elle est ancrée dans la vraie vie, qu »elle te conseille sur les parapluies Isotoner parce qu »ils tiennent dans le temps et qu »ils sont légers dans un sac. Enfin, question allure & style, il faut être solaire comme Michelle Obama, et dark comme Kate Moss. Bref, c’est du boulot ça, pfiou !

L »importance de l »emploi du temps doit être revu à la hausse, avec des rendez vous hebdomadaires de répet », de com », de stage (prononcez stéiiiige, rien à voir avec le stage obligatoire en entreprise de 3e) de care (c »est-à-dire prendre soin de soi, comme courir, ou nager, ou manger sans huile de palme) et aussi des plages horaires de travail plus ou moins alimentaires et de courses plus ou moins alimentaires aussi. Il faut voir beaucoup de monde, ne pas toujours se souvenir des gens, et accorder du temps aux amis de longue date pour garder les pieds sur terre. Enfin, ne pas oublier son port d »attache, l »essence même de tout, la famille.

Côté life style et emplacement dans la CUS, le style vieux bourgeois fait toujours mouche, dans un quartier un peu classe, un peu héritage allemand, avec des arbres, proches de toutes les commodités et de l »autoroute pour le goût de l »aventure. À l »intérieur, des photos de dépressif en noir et blanc aux murs, des albums et des livres d »art sur la table basse, un piano, deux trois bondieuseries, des plantes vertes, une chambre au style minimaliste un poil austère. Quand des gens viennent pour la première fois, l »idéal est de dire avec une certaine désinvolture : « Ooooh oui, on est relativement bien ici, et puis, l »appartement est baignée de lumière, alors… » Côté intendance et logistique, le groupe de rock sait aussi y faire : un jambon en croûte au congélo pour les bouffes improvisées, et des chaussons pour les invités. Des Isotoner, bien sûr.

Salut !

DJ D.