La bande-annonce du clip Running On My Own

5 juin 2014 / dans CHRONIQUES

#14 Records présente

Clip Running On My Own

Grand March + Saori Jo featuring Greg Rodriguez

Soirée de lancement du nouveau clip de Grand March

Intervention musicale de Grand March et de Saori Jo
et projections d’une sélection de vidéos de Greg Rodriguez

Stimultania, vendredi 13 juin 2014 à 19h

33, rue Kageneck, 67000 Strasbourg

Entrée gratuite

One Crowded Hour… le disque !

26 avril 2014 / dans CHRONIQUES

Jaquette-One_Crowded_HourOne Crowded Hour… of glorious life is worth an age without a name : l’exergue tirée de Sir Walter Scott (Ivanhoé) du nouvel album de Grand March sonne comme une anticipation romantique du fameux « quart d’heure de célébrité » de Warhol.

Quand la vaine quête de la célébrité laisse la place au plaisir de s’épanouir dans l’instant, dans la création de 9 morceaux à partager, à présenter sur scène, cette citation prend sens pour Grand March.

Car il ne s’agit de rien de plus simple et ambitieux à la fois, avec ce nouvel album, que de consumer quelques réflexions exaltées, captées dans le foisonnement narratif de la romancière Joyce Carol Oates ou dans les élans contemplatifs du cinéaste Terrence Malick.

Et toutes les histoires racontées dans l’album, où se croisent le spectre d’un fils dévoyé, les rescapées d’un gang de filles, une femme perdue qui s’accroche ou encore une sœur au bord de l’abîme, se rejoignent toutes dans ce titre, exergue flamboyant de toutes ces vies que l’on consumme trop vite et casino online où l’on a perdu pied.

Les influences du groupe sont définitivement ancrées dans l’histoire contemporaine de la musique. On remonte le temps, des rythmiques country-blues des ’50 (Sister beware ou Lady Belle) aux riffs de rock des ’70 (On my mind ou Walk it down) en passant par les effets maniérés des orgues Hammond des ’60 (Let there be light et The dark horse).

Entièrement produites par le groupe, les chansons sont enregistrées, arrangées et mixées dans une intention d’authenticité. Elles sont portées par de nouvelles collaborations avec un guitariste (Aurélien Meyer) et un bassiste (Cyrille Martin), qui viennent durablement épauler le duo fondateur. Les contributions sont également nombreuses sur ce disque, mues par la belle amitié, le plaisir généreux ou la beauté du geste…

And let there be light !

 

Le clip de l'année

16 avril 2014 / dans CHRONIQUES

Clip Running On MY OwnOn a décidé que ce sera le clip de l »année.

Voilà c »est dit !

Même s »il n »est même pas encore monté, que les images sont dans la boîte depuis deux jours, nous, on le sait déjà.

Vous pouvez nous faire confiance, c »est du bel ouvrage, ça va avoir de la gueule, je cherche pas à vous convaincre, non, puisque de toute façon c »est le clip de l »année, j »ai pas besoin d »en dire davantage.

Alors on peut quand même raconter que le tournage a été top, que j »ai pu faire la belle pendant des heures, changer trois fois de maquillages, de coiffures et d »habits de lumière, que Fred en a pris plein la figure au sens propre comme au sens figuré (mais qu »il est toujours resté digne) et que surtout, surtout, Greg Rodriguez, qui a réalisé tout ça pour nous, a été un grand chef !

On lui garde le discours de remerciements pour la soirée de remise du prix (du meilleur clip de l »année) mais on voudrait quand même saluer, déjà, son travail d »orfèvre et sa belle concentration (de 10h le matin à 3h le lendemain, cet homme est endurant comme un coureur de fond). Et aussi sa douce décontraction qui met tellement à l »aise. Et l »aide précieuse de son assistant Anthony.

Je peux remercier aussi les amis ? Parce que best online casino notre grand bazar, on l »a fait chez Guillaume, dans sa maison et dans sa rue, il nous a choyé et nourri, quel ami, je vous dis… Et Nicolas qui nous a prêté son bolide de collection, on vous en a parlé ? Il est resté jusqu »au bout, dans le froid, patient, pour nous aider… aaah, mais quel homme lui aussi. Et puis merci à Sandra pour le chignon, à Dorothée pour les fringues, à Laure pour le cuir !

Et sinon, vous voulez savoir ce qu »il raconte ce nouveau clip ?

Je peux pas vous dire. Pas encore !

En attendant, vous pouvez soutenir le grand projet de Greg et découvrir son histoire incroyable de zombies. Ce sera la websérie de l »année. Si, si.

The White Horse Session : concert et sortie de l'album

23 mars 2014 / dans CHRONIQUES

BandeauFBNous y voilà !

Pour vous présenter notre nouvel album, rien de mieux qu »un petit live avec des amis, ceux qui viennent chanter et jouer avec nous (Magali et Guillaume pour les choeurs, youhou ! Denis du Weepers Circus à la clarinette !) et ceux de The One Armed Man qui sortent également leur nouvel album ce jour-là.

C »est donc le moment de venir chercher votre album pré-commandé ou de l »acquérir tout simplement.

La soirée est gratuite, c »est le lendemain du lundi de Pâques, vous avez le droit de venir avec best online casino vos parents, de prétexter une sortie entre filles ou de rattraper un rendez-vous amoureux.

Rendez-vous au Cheval Blanc à Schiltigheim le mardi 22 avril à 20h30 pour voir notre nouveau spectacle !

Surtout n »oubliez pas de réserver (nombre de places limitées) au 03 88 83 84 85 ou sur www.ville-schiltigheim.fr/agenda/grand-march-one-armed-man.

 

Sur les traces de Stéphane Louis

21 mars 2014 / dans ... & FRIENDS !

Portrait-Stephane_LouisSi la photo n’avait pas changé le cours de ses études de lettres, il serait devenu un spécialiste de linguistique diachronique (de l’ancien français !). On ne va évidemment pas regretter qu’il ait choisi de compléter son année de maîtrise par un diplôme de ciné et d’audiovisuel, option photo parce qu’il était sûr de pouvoir pratiquer en individuel… Solitaire, le garçon ? Pas s’il est question de faire des rencontres ! Alors oui, ce n’est pas le gars le plus bavard de la planète, mais quand il m’a reçue, après mon entrainement de piscine, autour d’un jus pressé et de Pim’s à l’orange (un kilomètre de crawl, ça creuse), il n’a pas hésité à parler avec générosité.

Évidement, depuis quinze ans qu’il pratique la photo, sa technique et son inspiration ont évolué. Il vend ses premiers tirages grâce à sa rencontre avec Bruno Chibane et sa collaboration depuis indéfectible avec le magazine Poly. Son premier portrait photographique ? Celui de l’écrivain italien Erri De Luca à la librairie Quai des Brumes quand elle était encore sur les quais. Les voyages se succèdent ensuite et nourrissent son travail, lui apportant reconnaissance et expositions. De Venise en 1999 au Mali en 2007, en passant plusieurs fois par les États-Unis, mais aussi le Vietnam et la Chine, il n’est pas une seule des ses séries qui n’aient été récompensées d’un prix Fnac, Illford, Agfa ou Kodak ! Un peu comme un Roger Federer remportant le grand Chelem.

Depuis son passage au numérique en 2006, son rapport à la photo a changé, et ses sujets aussi. Les carnets de voyage et les expérimentations techniques ont laissé place à un travail de longue haleine sur l’histoire et le patrimoine de la région. Aux projections autofictionnelles sur les routes américaines que l’on a adoré mettre en en scène lors d’un photo-concert en 2012, se sont substituées des images d’historien, de compilateur maniaque, de chercheur de traces. La série de 2003 sur le mur de l’Atlantique, celle sur les ruines et les bâtiments abandonnés, exposée à la Filature en 2011, ou celle encore qui l’occupa durant 6 ans sur le patrimoine funéraire des cimetières de Strasbourg, ont annoncé ce qu’il explore de façon compulsive aujourd’hui : les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, l’étrangeté des objets qui s’y trouvent encore best online casino engloutis et qui témoignent du quotidien plus trivial des tranchées. C’est aussi, pour lui, le retour à un rapport primitif à la photographie, redevenue un outil de témoignage qui lui permet d’évoluer dans le souvenir et la mémoire.

Mais a-t-on parlé de musique, me demanderez-vous ? Eh bien, oui, nous y sommes arrivés. J’étais pleine d’une curiosité adolescente concernant ses goûts, ses premières fois, son meilleur souvenir, mais j’ai vite rangé mes questions formatées parce que le gaillard avait pour moi d’autres surprises. Celle d’apprendre par exemple que la musique allait d’abord de pair avec ses engagements politiques. Il a donc une crête quand il passe le bac et écoute les Béru, Noir Désir et la Mano Negra. Il garde de ces jeunes années un amour immodéré pour les Cure et avoue avoir été guitariste et choeur d’un groupe de punk avec lequel il a tourné jusqu’à Prague pour la première partie d »Už jsme doma ! Il en conserve des enregistrements qu’il refuse de montrer (mais pourquoi ?) et se souvient avec amusement du frisson de la scène, surtout devant un public tchèque de cinq cents personnes ! Ont suivi les sons du desert rock et des Sixteen Horse Power. Aujourd’hui, il écoute davantage de musique classique mais il reste capable de voir un concert de Depeche Mode et le lendemain, d’apprécier le Vaisseau fantôme de Wagner à l’opéra de Strasbourg. Le dernier album écouté ? Il a racheté le Carcassonne de Stephan Eicher. Question d’affect. On le comprend.

A voir : www.stephanelouis.com/blog