Come home

18 mars 2013 / dans ACTU, CHRONIQUES

Grand March /// Come homeS’il a plusieurs fois accompagné le groupe sur scène avec son étonnante keytare, Julien Tarride a aussi participé à la composition de la chanson Come home avec beaucoup de bienveillance après m’avoir donné quelques rudiments de piano.

Je suis arrivée chez lui avec un petit morceau et un texte écrit. Il a donné vie à une chanson entière, avec des rythmes et des expérimentations vocales. Quel regard a-t-il porté sur cette petite composition à mille lieues de ses créations électroniques ?
« Je fais toujours très attention à la référence musicale. La musique a un grand pouvoir de suggestion. On est donc parti d’un petit thème, ça a donné une comptine, elle a pris corps avec les paroles d’Hélène et ensuite, le but du jeu, c’était que ça ne reste pas qu’une comptine. La partie piano devait rester simple mais elle devait aussi emmener ailleurs. J’aimais beaucoup l’idée d’écrire une chanson qui Il y a plusieurs projets de loi qui ont deja ete presentes afin de creer un cadre reglementaire pour les meilleur-casino-en-ligne.info sur internet. se murmure mais en même temps, qui peut crier quand même. »

Un grand merci donc à Julien pour son aide et ses encouragements, et son invitation à aller voir plus loin avec sa voix et ses sentiments. Un merci renouvelé pour la mise en image réalisée par Yann Hoffbeck et Marie Géraudel.

Plus que jamais avec cette expérience, on se dit que rien ne compte plus que les collaborations avec les autres. On finira volontiers avec les mots de Julien parce qu’ils nous font du bien.

« Pourquoi je suis venu ? Parce que dans Grand March, vous faites de la musique. C’est une sensation, c’est quelque chose qui est très simple. Moi, je passe mon temps à la triturer, à la complexifier. J’ai trouvé très beau cette envie de musique, ça m’a donné envie d’en faire avec vous. »

Les langages partagés de Julien Tarride

18 mars 2013 / dans ... & FRIENDS !, ACTU

Grand March - Live @ Grillen - Octobre 2012Comme il y a beaucoup de choses à raconter sur Julien, on ira à l’essentiel. Et on ne dira pas qu’il commence le piano à 5 ans, qu’il passe par le conservatoire de Lyon en piano jazz à 16 ans et en composition électroacoustique à 18, qu’il fait, en même temps que son cursus musical, l’école des Beaux-arts et que le jeune garçon, alors échevelé, effectue, à la fin de son parcours, un post diplôme au Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy à Tourcoing. On ne dira pas non plus que depuis le début des années 2000, il compose les fragments d’un opéra pensé comme une œuvre d’art total, « Je chante le corps électrique », qui donne vie aux machines en 14 fragments dont les 11 premiers sont déjà créés. Il y cherche la corrélation de l’image et du son. L’écoute et le toucher ont notamment donné une pièce qui met en scène un siège idéal avec des enceintes à l’intérieur sur lequel prend place un auditeur. « C’est une captation de tout le corps, on écoute avec ses cheveux, ses poumons, ses os, ce qui permet de faire une pièce qui gratte le cou par exemple ! »

Alors qu’est-ce que Grand March est allé chercher chez ce talentueux compositeur et scénographe, qui travaille avec les chorégraphes Andonis Foniadakis, Davy Brun et Benjamin Millepied (oui, vous avez bien lu !), qui malaxe les sons jusqu’à plus soif, qui questionne tous les langages issus des nouvelles technologies et les met en scène, qui convoque tour à tour ou en même temps, la vidéo, le son, et online casino finalement tous les sens ?
On est tombé, par chance, sur un garçon ouvert, capable de passer de ses compositions de musique acousmatique à une petite ballade piano-voix juste pour le plaisir de faire de la musique. Le musicien a l’habitude de la création partagée. « Pour un chorégraphe, je ne fais pas que de la musique. Je la mets en scène et je travaille toujours avec les lumières, les costumiers et avec le chorégraphe pour que se rencontrent un travail technique très précis et une forme d’abstraction absolue qui est celle de la musique. »

On se demande alors ce qu’écoute Julien pour se détendre. « Quand je compose, je n’écoute pas. On copie beaucoup, c’est très dangereux. Si j’écoute quelque chose, je vais avoir tendance à penser trop à la structure et aux sons. » Et dans son walkman, à 15 ans, on y trouvait quoi ? « J’avais tous les synthétiseurs ! J’avais aussi énormément de classique, de musique contemporaine, électro-acoustique ou acousmatique que je ne pratiquais pas encore, mais je faisais énormément de synthétiseur, je travaillais les sons. J’étais fasciné par le moindre son qui passait et la première chose qu’il fallait que je fasse, c’était le reproduire. » Si aujourd’hui, Julien se plairait à créer des films d’après les histoires incroyables de Dan Simmons, auteur de science-fiction qu’il affectionne tout particulièrement, il collabore déjà avec de nombreux écrivains et travaille notamment la réalisation de Pardiction avec Esther Baldauf.

On ne vous dira pas qu’en ce moment, il se passionne pour les compositions du méconnu Scelsi et du français Gérard Grisey, ou qu’il s’est replongé récemment dans le travail de Pierre Boulez, parce qu’il s’interroge justement sur les relations de la physique quantique avec la lumière et les ondes.

Ce sont des hobbies comme les autres, après tout.