En 2016 : un disque en préparation et toujours des concerts !

15 avril 2016 / dans ACTU

De nouvelles chansons sont en cours d’écriture depuis quelques semaines, que nous proposons d’ores et déjà lors de nos concerts.

Pour nous suivre et écouter en avant-première ces chansons, retrouvez toutes nos dates sur grandmarch.fr/concerts !

En attendant tout le travail d’enregistrement, régalez-vous avec notre dernier clip en date, « Running On My Own », ou en écoutant nos chansons ici !

Les chroniques du disque One Crowded Hour / Part II

16 septembre 2014 / dans CHRONIQUES

Jaquette-One_Crowded_HourSuite et fin des chroniques de l’album, par notre ami ami H. Cirdell Eunamme !

Walk It Down

Quand on roule sur le plateau, on pense aux plaines américaines. Avec les Alpes en arrière plan. Alors un riff comme celui de Walk It Down, forcément, il est bien raccord.
La chanson est un piège, hypnotique. Qui tourne et tourne autour de toi jusqu’à te capturer. Girls gone wild. La spirale infernale. L’harmonica en guise de cri de détresse. Encore 70 kilomètres avant de redescendre vers les plaines…

 

Pistols and Guns

I heard it on the news this morning. Tentative de braquage. Ils ont pris la fuite, à travers le désert, bien sûr. Toujours le même couple. Le blues d’après. Frissons au lever du soleil ; pourquoi fuir encore?
Pistols and Guns, c’est un peu tout ça. Un mélange d’images et de sensations. Un clin d’oeil au rock 70s. Et une clarinette pour nous rappeler que tout ça, c’est des histoires. Allez, c’est l’heure de s’arrêter quelques minutes, histoire de se dégourdir les pattes.

 

On My Mind

Il est des moments étranges où on avance sans bruit. Sur la pointe des pieds. En espérant surprendre une scène, un instant, quelque chose qui sortirait de la routine, du programme. Et puis, là où on pensait se résigner, finalement, la rage prend le dessus.
On My Mind, c’est un peu tout ça. La ballade folk nostalgique découpée en deux à grand coup de Gibson et d’orgue à la John Lord pour finalement prendre son envol. C’était Grand March sur Classic Rock Radio. Let’s move on.

 

Sister Beware

J’aurais du faire ce voyage à cheval, c’est sûr. Avec l’option guitare / banjo. Si je ferme les yeux, le décor s’impose : John Ford point. Il manque juste Marilyn Monroe dans The River Of No Return.
C’est sûr qu’avec un blues folk, ce ne sont pas les clichés en Technicolor qui manquent. Et pourtant, à la manière d’un livre qu’on aurait lu cent fois, on se sent bien à l’écoute de Sister Beware. Un petit choeur comme les Black Keys en on le secret, les kilomètres défilent, il reste une frontière à passer…

 

Hard Times To Come

On vit tous avec nos fantômes. Ceux qui font peur et les autres, ceux qu’on voit tous les jours dans le vide d’une pièce, au boulot, en attendant le train. Ceux qui font sourire parce que finalement, on a accepté leur présence.
Bad Memories have long shadows – for sure. Chanté à l’unisson comme un exorcisme. Le paysage a changé ; la nuit tombe. Les Dents de Lanfon, le lac. Je suis arrivé. Till next time, Grand March.

La bande-annonce du clip Running On My Own

5 juin 2014 / dans CHRONIQUES

#14 Records présente

Clip Running On My Own

Grand March + Saori Jo featuring Greg Rodriguez

Soirée de lancement du nouveau clip de Grand March

Intervention musicale de Grand March et de Saori Jo
et projections d’une sélection de vidéos de Greg Rodriguez

Stimultania, vendredi 13 juin 2014 à 19h

33, rue Kageneck, 67000 Strasbourg

Entrée gratuite

Les chroniques du disque One Crowded Hour / Part I

11 mai 2014 / dans CHRONIQUES

chroniqueML1Notre ami H. Cirdell Eunamme (pseudo, of course) s »est fendu de quelques réflexions critiques autour des chansons de l »album One Crowded Hour…
Comme on aime beaucoup, on vous livre le fruit de ses élucubrations sensibles, en autant de chapitres constitutifs d »un roman. Voici la première partie !

Running On My Own

Y »a des matins où on se demande où on va. Le soleil se lève alors que je roule déjà depuis plusieurs heures. Fenêtre ouverte comme si ça aidait à ne pas fermer les yeux ; musique à bloc comme quand on avait 16 ans.

« Oh I’m running on my own. »

Le riff de guitare à la Joe Perry veut me faire oublier que ce titre marche grâce à sa basse sautillante. C »est elle qui me fait taper du pied et qui m »aide à rester concentré. La chanson de route idéale. « You stabbed me in the back », chante Hélène. Qu’est-ce qu’on dit sur la vengeance, encore ?

The Dark Horse

La chanson commence comme la brume du matin se lève au fond, dans la vallée. Les toits d »un online casino village. Lakeview, Kentucky. Ou Lembach, Bas Rhin. C »est égal.

Une complainte sourde où l’on parle d »un cheval. Le petit cheval blanc est devenu noir. Les autres derrière et lui devant. Le soleil commence à taper comme la  bande son s »emballe et se fait dramatique.

L »orgue nous embarque dans une spirale infernale, les guitares grondent, concassées par la batterie. Les fantômes s »évanouissent. L »heure du café, peut-être?

Lady Belle

On dirait que personne ne s »est arrêté ici depuis bien longtemps. L »unique employée de la station service regarde à l »extérieur comme si des barreaux l »empêchaient de sortir. Un peu comme cette fille de joie de western, Lady Belle.

En fait de western, c’est plutôt à la Nouvelle Orléans que me fait penser le soubassophone. Mais la clarinette brouille les pistes et me renvoie il y a des années de cela quelque part non loin de Budapest. Un ami fan de klezmer venait de rencontrer une certaine Natacha. Il avait fini par se faire la malle.

Let There Be Light

Normalement, il doit y avoir ce moment de la journée où on cherche quelque chose de facile à écouter. Un vieux morceau qu’on a usé et usé, qu’on connaît par coeur. Un standard de jazz d’une autre époque, un truc new wave sur lequel on a dansé autrefois. Un bon morceau de métal pour headbanger au volant. Ou alors un morceau simple qui parle du soleil qu’on est tellement content de revoir. Anthony et Leslie avaient écrit « It’s a new day, it’s a new life for me… and I’m feeling good ». Hélène pense plutôt à un beau dimanche matin. « Shine a light over my pillow – And let there be love ». We all need love. Badly.

H. Cirdell Eunamme

 

One Crowded Hour… le disque !

26 avril 2014 / dans CHRONIQUES

Jaquette-One_Crowded_HourOne Crowded Hour… of glorious life is worth an age without a name : l’exergue tirée de Sir Walter Scott (Ivanhoé) du nouvel album de Grand March sonne comme une anticipation romantique du fameux « quart d’heure de célébrité » de Warhol.

Quand la vaine quête de la célébrité laisse la place au plaisir de s’épanouir dans l’instant, dans la création de 9 morceaux à partager, à présenter sur scène, cette citation prend sens pour Grand March.

Car il ne s’agit de rien de plus simple et ambitieux à la fois, avec ce nouvel album, que de consumer quelques réflexions exaltées, captées dans le foisonnement narratif de la romancière Joyce Carol Oates ou dans les élans contemplatifs du cinéaste Terrence Malick.

Et toutes les histoires racontées dans l’album, où se croisent le spectre d’un fils dévoyé, les rescapées d’un gang de filles, une femme perdue qui s’accroche ou encore une sœur au bord de l’abîme, se rejoignent toutes dans ce titre, exergue flamboyant de toutes ces vies que l’on consumme trop vite et casino online où l’on a perdu pied.

Les influences du groupe sont définitivement ancrées dans l’histoire contemporaine de la musique. On remonte le temps, des rythmiques country-blues des ’50 (Sister beware ou Lady Belle) aux riffs de rock des ’70 (On my mind ou Walk it down) en passant par les effets maniérés des orgues Hammond des ’60 (Let there be light et The dark horse).

Entièrement produites par le groupe, les chansons sont enregistrées, arrangées et mixées dans une intention d’authenticité. Elles sont portées par de nouvelles collaborations avec un guitariste (Aurélien Meyer) et un bassiste (Cyrille Martin), qui viennent durablement épauler le duo fondateur. Les contributions sont également nombreuses sur ce disque, mues par la belle amitié, le plaisir généreux ou la beauté du geste…

And let there be light !