Running On My Own : LE CLIP !

13 juin 2014 / dans CHRONIQUES

 

RUNNING ON MY OWN

Le nouveau clip de Grand March

Réalisation : Greg Rodriguez

Avec le précieux soutien de Guillaume Vilmain, Aurélien Cuvillier, Sandra Vilmain, Nicolas online casino Fritsch.

 

La bande-annonce du clip Running On My Own

5 juin 2014 / dans CHRONIQUES

#14 Records présente

Clip Running On My Own

Grand March + Saori Jo featuring Greg Rodriguez

Soirée de lancement du nouveau clip de Grand March

Intervention musicale de Grand March et de Saori Jo
et projections d’une sélection de vidéos de Greg Rodriguez

Stimultania, vendredi 13 juin 2014 à 19h

33, rue Kageneck, 67000 Strasbourg

Entrée gratuite

Joël, le label manager de #14 Records

5 juin 2014 / dans ... & FRIENDS !, CHRONIQUES

Joël BeylerLa genèse du label #14 Records pourrait paraître compliquée.

Né dans le giron de la coopérative Artenréel et de sa première émanation #1, créée pour gérer plus spécifiquement les contrats des artistes du spectacle vivant, ce tout nouveau label strasbourgeois a suivi de près la mise en place du dispositif #13 musiques actuelles.

Vous êtes perdus ? Joël résume tout ça avec aisance : « l’analyse et la veille stratégique du secteur des musiques actuelles m’a fait prendre conscience que d’avoir une structure trop généraliste avait pour effet d’être moins crédible dans les milieux professionnels. #13 est né de ce besoin de cohérence et regroupe un collectif de musiciens qui se développent et mutualisent : on a gardé la philosophie de la coopérative et la dimension collective car l’idée de demain, c’est aussi de réfléchir à la possibilité d’engager, par exemple, un tourneur. »

Et voilà ce que ça donne :

#13 gère la production et la promotion des concerts de la quinzaine d’artistes regroupés dans ce collectif musique.

#14 produit des albums -mais uniquement ceux des artistes de #13– et s’occupe de leur diffusion.

Complémentaire, mon cher Watson !

Joël endosse donc avec bonheur ce nouveau rôle de label manager, un métier très technique qui le change de la prod de spectacles vivants. Il soutient aujourd’hui l’excellente Anastasia et le trublion Lionel Grob et se laisse le plaisir du coup de cœur. Il se dit prêt à foncer pour des projets qui parviendraient à le convaincre artistiquement. « Il ne faut pas oublier qu’on prend des risques, tout de même, quand on investit ! » On se doute qu’en temps de crise, la production d’albums n’est pas la partie online casino la plus rentable de la structure, il estime pourtant qu’elle est aussi essentielle que la production de concerts. « Et c’est pour moi une vraie récompense de voir un groupe arriver jusqu’au bout de son projet ». Il n’hésite pas à remonter ses manches pour soutenir ce joyeux petit monde dans ses démarches, dans ses projets, dans les concerts et partir à la rencontre des pros et du public pour leur faire découvrir ses poulains.

Pour la production de notre album, on a donc été content de croiser ce précieux compagnon de route dont on aime l’esprit et l’engagement. Joël nous avait associé à la semaine de programmation pour le Live on Docks 2012 à Strasbourg. Il a suivi ensuite avec enthousiasme et bienveillance la maturation de notre dernier opus et nous a naturellement proposé, lors de la création du label, un vrai service de prod pour permettre sa sortie.

Ce passionné de musique a le souci de monter un label exigeant qui ne se met pas de frein en terme esthétique, même s’il reste pour l’instant sur une grande famille chanson-folk-rock. « Mais demain, soutenir un projet électro plus atypique ne me choquerait pas du tout ! À la différence d’autres petits labels qui sont souvent créés par les groupes eux-mêmes, #13 et #14 restent ouverts. De nouveaux groupes arrivent chaque jour, je m’applique à les recevoir … Certains ne viennent pas forcément chercher de la prod, mais aussi des conseils. » À bon entendeur…

A découvrir et soutenir : les artistes de #13 Musiques Actuelles & #14 Records.

Les chroniques du disque One Crowded Hour / Part I

11 mai 2014 / dans CHRONIQUES

chroniqueML1Notre ami H. Cirdell Eunamme (pseudo, of course) s »est fendu de quelques réflexions critiques autour des chansons de l »album One Crowded Hour…
Comme on aime beaucoup, on vous livre le fruit de ses élucubrations sensibles, en autant de chapitres constitutifs d »un roman. Voici la première partie !

Running On My Own

Y »a des matins où on se demande où on va. Le soleil se lève alors que je roule déjà depuis plusieurs heures. Fenêtre ouverte comme si ça aidait à ne pas fermer les yeux ; musique à bloc comme quand on avait 16 ans.

« Oh I’m running on my own. »

Le riff de guitare à la Joe Perry veut me faire oublier que ce titre marche grâce à sa basse sautillante. C »est elle qui me fait taper du pied et qui m »aide à rester concentré. La chanson de route idéale. « You stabbed me in the back », chante Hélène. Qu’est-ce qu’on dit sur la vengeance, encore ?

The Dark Horse

La chanson commence comme la brume du matin se lève au fond, dans la vallée. Les toits d »un online casino village. Lakeview, Kentucky. Ou Lembach, Bas Rhin. C »est égal.

Une complainte sourde où l’on parle d »un cheval. Le petit cheval blanc est devenu noir. Les autres derrière et lui devant. Le soleil commence à taper comme la  bande son s »emballe et se fait dramatique.

L »orgue nous embarque dans une spirale infernale, les guitares grondent, concassées par la batterie. Les fantômes s »évanouissent. L »heure du café, peut-être?

Lady Belle

On dirait que personne ne s »est arrêté ici depuis bien longtemps. L »unique employée de la station service regarde à l »extérieur comme si des barreaux l »empêchaient de sortir. Un peu comme cette fille de joie de western, Lady Belle.

En fait de western, c’est plutôt à la Nouvelle Orléans que me fait penser le soubassophone. Mais la clarinette brouille les pistes et me renvoie il y a des années de cela quelque part non loin de Budapest. Un ami fan de klezmer venait de rencontrer une certaine Natacha. Il avait fini par se faire la malle.

Let There Be Light

Normalement, il doit y avoir ce moment de la journée où on cherche quelque chose de facile à écouter. Un vieux morceau qu’on a usé et usé, qu’on connaît par coeur. Un standard de jazz d’une autre époque, un truc new wave sur lequel on a dansé autrefois. Un bon morceau de métal pour headbanger au volant. Ou alors un morceau simple qui parle du soleil qu’on est tellement content de revoir. Anthony et Leslie avaient écrit « It’s a new day, it’s a new life for me… and I’m feeling good ». Hélène pense plutôt à un beau dimanche matin. « Shine a light over my pillow – And let there be love ». We all need love. Badly.

H. Cirdell Eunamme

 

One Crowded Hour… le disque !

26 avril 2014 / dans CHRONIQUES

Jaquette-One_Crowded_HourOne Crowded Hour… of glorious life is worth an age without a name : l’exergue tirée de Sir Walter Scott (Ivanhoé) du nouvel album de Grand March sonne comme une anticipation romantique du fameux « quart d’heure de célébrité » de Warhol.

Quand la vaine quête de la célébrité laisse la place au plaisir de s’épanouir dans l’instant, dans la création de 9 morceaux à partager, à présenter sur scène, cette citation prend sens pour Grand March.

Car il ne s’agit de rien de plus simple et ambitieux à la fois, avec ce nouvel album, que de consumer quelques réflexions exaltées, captées dans le foisonnement narratif de la romancière Joyce Carol Oates ou dans les élans contemplatifs du cinéaste Terrence Malick.

Et toutes les histoires racontées dans l’album, où se croisent le spectre d’un fils dévoyé, les rescapées d’un gang de filles, une femme perdue qui s’accroche ou encore une sœur au bord de l’abîme, se rejoignent toutes dans ce titre, exergue flamboyant de toutes ces vies que l’on consumme trop vite et casino online où l’on a perdu pied.

Les influences du groupe sont définitivement ancrées dans l’histoire contemporaine de la musique. On remonte le temps, des rythmiques country-blues des ’50 (Sister beware ou Lady Belle) aux riffs de rock des ’70 (On my mind ou Walk it down) en passant par les effets maniérés des orgues Hammond des ’60 (Let there be light et The dark horse).

Entièrement produites par le groupe, les chansons sont enregistrées, arrangées et mixées dans une intention d’authenticité. Elles sont portées par de nouvelles collaborations avec un guitariste (Aurélien Meyer) et un bassiste (Cyrille Martin), qui viennent durablement épauler le duo fondateur. Les contributions sont également nombreuses sur ce disque, mues par la belle amitié, le plaisir généreux ou la beauté du geste…

And let there be light !